Pour éviter un remake de 1929, Trump se convertit au socialisme !

Si les Etats-Unis semblent avoir pris la mesure de la catastrophe qui est en cours et sont sur le point de conclure un accord bipartisan de près de 2.000 milliards qui a fait bondir les marchés, la vieille Europe est encore en retard d’une guerre. En plus de la catastrophe sanitaire, les atermoiements des dirigeants européens risquent de provoquer une dépression historique.

Quand les Etats-Unis font face à l’adversité, ils ne s’encombrent guère de considérations idéologiques ! On se rappelle que lors de la crise des subprimes, le gouvernement n’avait pas hésité à nationaliser les deux géants du crédit hypothécaire, Freddie Mac et Fannie Mae. Avec près de trois krachs depuis le début de la crise du coronavirus, l’heure n’est donc plus aux considérations idéologiques. Il faut agir vite et soutenir coûte que coûte l’économie, l’administration Trump l’a bien compris. Il y aura donc de l’argent à ne plus savoir qu’en faire pour les banques, ce qui est une constante depuis 2008.

Mais ce qui est beaucoup plus inhabituel est que cet helicopter money sera également destiné aux Américains. Tous les adultes vont en effet recevoir une coquette somme qui pourra atteindre $1.200 selon le New York Times. Cette mesure sera financée par l’endettement de l’état mais c’est dans l’esprit une sorte un quantitative easing for the people (c’est-à-dire de l’argent créé ex nihilo donné directement au peuple). Quoi qu’il en soit, les Américains bénéficieront d’une manne financière permettant de faire face à des conditions exceptionnelles. Les marchés ne s’y sont pas trompés, avec une hausse de plus de 11% pour le Dow Jones, du jamais vu depuis 1933 !

Le gouvernement américain entre donc en territoire inconnu. Les institutions de ce pays profondément capitaliste sont en train de faire ce que jamais, elles n’auraient osé faire avec cette mesure d’inspiration socialiste ! D’autres mesures non conventionnelles vont suivre, il n’est nullement besoin d’avoir le don de divination pour le comprendre, surtout lorsque l’on voit le montant des pertes annoncées par le secteur aérien. La nationalisation étant une option tout à fait envisageable à très court terme.

L’heure est grave et cette fois-ci, il ne faudra pas que l’Europe nous parle d’orthodoxie budgétaire. La dernière fois que de telles mesures ont été mises en place, des néo-nazis ont été élus en Grèce. Il serait fâcheux que l’histoire bégaie cette fois encore. Qu’on se le dise, le seul moyen d’éviter une nouvelle Grande Dépression est d’échapper à l’austérité. L’Europe et la France seront-elles à la hauteur ?

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